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Atelier Fays est le projet passion d’une fratrie : Manon, Lucas et Adrien Fays. Il a toujours existé dans leur esprit, guidé par l’envie de perpétuer l’héritage familial de leurs parents, Laurence et Philippe, de leurs grands-parents Marie-Louise et André et de leurs arrière-grands-parents Alice et Jean. La quatrième génération a en effet grandi sur les terres du sud de la Champagne, au cœur de la Côte des Bar, dans le village de Celles-sur-Ource, qui compte 500 habitants et où la vigne rythme la vie quotidienne. Avec Atelier Fays, ils s’investissent dans un projet passion : créer un champagne, qui les relie à ce patrimoine cher à leur cœur, à leurs racines et au repère de leur vie.
À propos du nom
Le nom Atelier Fays reflète l’esprit d’artisanat qui guide le métier de vigneron : qualité de la matière première, savoir-faire ancestral et authenticité de chaque bouteille. Pour la fratrie, ce mot a aussi une résonance personnelle et familiale. Il évoque l’atelier de leur enfance, où ils ont grandi aux côtés de leurs parents, entre gestes appris, aide apportée et premiers essais.
Celles-sur-Ource est un village comme la France en compte beaucoup : 500 habitants, une église et des paysages champêtres; ici, le vignoble, situé au coeur de la Côte des Bars, en Champagne. Pour Manon, Lucas et Adrien, c’est le berceau de leur enfance, leur repaire, là où tout a commencé.
Très tôt, leurs parents Laurence et Philippe leur transmettent leur passion pour le travail de la vigne, la nature et la biodiversité. Ils leur apprennent à écouter au lieu d’entendre, à regarder au lieu de jeter un coup d’œil, à déguster au lieu de manger, et à observer chaque détail du quotidien, chaque saison, lors des promenades dominicales qui rythment leur enfance.
De l’hiver engourdi et son brouillard épais, ses sarments de vigne figés et son herbe gelée, de la rivière qui déborde aux odeurs neutres ponctuées de celle du feu de cheminée, Manon, Lucas et Adrien retiennent chaque émotion…
L’abondance printanière s’éveille en un festival de sensations : les premiers rayons du soleil sur la peau, le joyeux chant des oiseaux, le fleurissement des primevères sauvages et l’apparition des premiers bourgeons dans le vignoble…
L’enivrance estivale révèle ses longues journées, ses couchers de soleil colorés, ses vrombissements de jeep, ses camaïeux de vert dans les vignes champenoises, ses baignades chahuteuses dans la rivière, ses légumes et fruits juteux…
L’intensité de l’automne dévoile ses palettes orangées sur le vignoble champenois, sa bouillie mousse-feuilles mortes-terre, ses chutes de marrons, ses champignons vénéneux ou non et ses premiers crépitements de feu de cheminée…
Adrien est particulièrement sensible à cette nature et au terroir champenois, avec une approche ingénieuse et un foisonnement d’idées. Ses explorations dans les vignes et les forêts alentours lui apprennent le respect des contraintes, la diversité des matières... Cette dynamique le conduira plus tard à dessiner, conceptualiser et donner vie à des pièces, structures, décors.
Leur culture familiale se construit aussi autour de la table, pièce centrale en bois où se tiennent longs déjeuners, conversations animées et rigolades contagieuses. C’est ici que se transmettent recettes authentiques et généreuses, où le produit de saison est toujours roi.
De l’obligation de tout goûter au marché hebdomadaire et ses maraîchers, bouchers, charcutiers et fromagers, ils retiennent une palette infinie de textures, saveurs et associations. Cette curiosité insatiable inspire Manon de travailler au service de chefs et des métiers de bouche et Lucas dans la restauration, jusqu’à la création de sa propre adresse.
Au-delà de la nature et de la cuisine, Manon, Lucas et Adrien entendent très tôt les conversations sur le vignoble champenois, le cycle de la vigne, les tâches à accomplir chaque jour, les enjeux auxquels il faut faire face pour protéger la récolte. Ils sont bercés par le rythme de l’entreprise.
Au fil des années, ils y participent selon les périodes d’activité : la récolte des raisins lors des vendanges évidemment, mais aussi la mise en andains des bois de taille, broyés et remis au sol pour contribuer à la matière organique, le ramassage des cailloux pour faciliter le travail du sol et de labour, l’arrachage des mauvaises herbes à la raclotte pour laisser respirer les ceps, la coupe des têtes de tige à la cisaille lors du palissage pour ordonner la vigne, la mise en carton lors de l’habillage ou encore la participation à des dégustations.
Cette passion est imprégnée dans le quotidien, elle n’est pas lourde, elle est animée, elle réunit. Elle les marque profondément, elle devient un choix de cœur, un repaire.












